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  • andrestephanie

Suis-je en Burn-Out?

Dernière mise à jour : 28 oct. 2023

"Ce qui ne me tue pas me rend plus fort"

Nietzsche



En 1976, le psychologue Freudenberger définit une personne touchée par le burn out comme "une victime d'incendie. Ses ressources intérieures en viennent à se consumer, comme sous l'action des flammes, ne laissant qu'un vide immense à l'intérieur, même si l'enveloppe extérieure semble plus ou moins intacte."

Toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les classes d'âge sont concernées.


Et vous, êtes-vous concerné(e) et quelles sont les conseils pour arriver à gérer le burn-out ?


Quels sont les signes du burn out?

(d'après le questionnaire élaboré par Marie Peze)


Vous reconnaissez vous dans la liste suivante?

  • Vous ne comptez pas votre temps et votre investissement au travail.

  • Vous voulez que les choses soient toujours bien faites.

  • On peut compter sur vous.

  • Les valeurs d'engagement, d'utilité sociale sont ancrées en vous.

  • Vous voulez réussir socialement par votre travail.

  • Vous voulez être reconnu (e).

  • Vous êtes un "bon soldat" et participez au travail collectif avec fierté.

  • La renommée de votre employeur fait un peu la votre.


PHASE 1 : L'ACCELERATION


La surchauffe :

  • Vous manquez de moyens, d'effectifs et de temps pour faire votre travail, mais vous faites avec.

  • Vous ressentez de plus en plus de difficultés pour accomplir tout votre travail.

  • Vous rentrez chez vous soucieux(euse) de ne pas être à jour.

  • Vous ne dormez plus vraiment sereinement.

  • Vous faites remonter à votre supérieur, mais il vous répond qu'on ne peut faire autrement, qu'il faut mieux définir vos priorités, vos taches.

  • Vous vous sentez bien seul(e).

  • Vous avez l'impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas en faire assez.

  • Vous vous sentez coupable de ne pas y arriver.

  • Vous décidez de faire des efforts pour vous mettre à jour, arrivez plus tôt, terminez plus tard...

  • Vous travaillez chez vous le soir, le week-end.

  • Mais cela ne suffit pas...

Au bout de 6 mois, le stress chronique s'installe :

  • Votre capacité d'attention, de concentration, de mémorisation est saturée.

  • Il vous faut plus de temps pour tout faire.

  • Vous avez mal au crane, aux cervicales, au dos.

  • Vous avez d'autres tensions et douleurs qui apparaissent partout.

  • Vous avez la vue qui se trouble, ou mal aux yeux.

  • Tout commence à vous agacer, vous êtes plus irritable et impatient(e).

  • Vous avez du mal à trouver le sommeil.


PHASE 2 : ÉPUISEMENT DES RÉSERVES


L'engrenage

  • Vous devenez anxieu(se) à l'idée de ne pas vous endormir et de ne pas avoir votre quota de sommeil.

  • Vous ruminez et n'arrivez pas à vous rendormir.

  • Vous n'arrivez plus du tout à dormir.

  • Vous vous sentez ralenti(e), fatigué(e).

  • Vous ne savez pas comment décrocher.

  • Vous n'arrivez pas à lutter contre le "toujours tout de suite".

  • Vous regardez tout en ligne pour gagner du temps.

  • Vous vous sentez épuisé(e).

  • Vous travaillez de manière compulsive.

  • Vous démarrez vos journées avec un sentiment de faute car vous n'êtes pas à jour.

  • Vous avez du mal à trouver les mots, oubliez vos codes, votre cerveau se bloque.

  • Vous faites des erreurs, laissez passer les procédures, vous vous en apercevez, puis vous ne vous en apercevez plus.


La désocialisation

  • Vous n'allez plus à la machine à café ou à la cafeteria : ca vous fait perdre du temps.

  • Vous n'avez plus envie d'écouter les gens, ça vous agace

  • Vous n'avez plus envie de parler aux gens, même à vos collègues.

  • Vous repoussez les propositions d'aide des autres.

  • Le soir, vous travaillez de plus en plus tard.

  • Vous ne parlez plus que de vos soucis de travail à votre conjoint, vos amis.

  • Puis, vous ne leur en parlez plus car ils n'ont pas l'air de comprendre.

  • Vous ne sortez plus car vous n'avez plus d'énergie.

  • Pendant les vacances, vous restez connecté(e) pour continuer à suivre votre travail.

  • Vous mangez davantage, avec plus de sucre et de gras.

  • Vous mangez sur le pouce et vous digérez mal.

  • Vous ratez vos cours de sport, vous n'avez plus le temps pour ça.

  • Vous faites de moins en moins la cuisine, le ménage, les courses...

  • Vous vous mettez en colère facilement.

  • Vous hurlez sur vos proches sans arrêt.

  • Vous passez de la colère aux larmes, sans comprendre pourquoi.


Les troubles importants :

  • Vous avez des torticolis.

  • Vous faites des lumbagos.

  • Vous avez des palpitations cardiaques.

  • Vous faites des malaises.

  • Vous avez des vertiges.

  • vous avez mal au ventre.

  • vous avez pris ou perdu beaucoup de poids en quelques mois.

  • Vous vous sentez de moins en moins motivé au travail.

  • Vous allez travailler à contrecœur.

  • Vous n'avez plus envie d'aller travailler.

  • Vous ne vous mettez plus en colère et vous ne pleurez plus car vous trouvez que cela n'a plus de sens.

  • Vous vomissez le matin ou vous videz avant de partir au travail.

  • Vous avez des troubles ORL, une baisse de l'immunité (angines, rhumes, otites...)

  • Vous avez des poussées d'herpes, d’eczéma, psoriasis, boutons...

  • Vos analyses de sang ne sont pas bonnes.

  • Vous espérez que votre entreprise se casse la figure.


L'isolement

  • Les gens du bureau ne vous disent plus bonjour car vous vous êtes isolé(e).

  • Vous vous sentez de plus en plus seul(e)

  • Si on vous parle, vous vous sentez méfiant(e)

  • Vous allez voir votre médecin traitant qui voulait vous arrêter mais vous avez dit non car ce n'est pas possible.

  • Si vous vous arrêtez, personne ne fera le travail, ça va s'accumuler et quand vous reviendrez, ça sera l'enfer.

  • Si vous vous arrêtez, votre hiérarchie le prendra mal.

  • si vous vous arrêtez, vos collègues le prendront mal.

  • Finalement, vous décidez de vous arrêter 3 jours, juste pour respirer un peu.

  • Vous n'arrivez pas à vous reposer, même en dormant beaucoup.


PHASE 3 : LA DÉGRINGOLADE


Le recours aux expédients

  • Votre médecin vous a prescrit de quoi dormir, calmer votre anxiété, être moins fatigué(e).

  • Vous fumez davantage ou vous recommencez à fumer.

  • En rentrant chez vous, vous prenez un verre pour affronter le quotidien.

  • Vous fumez de l'herbe pour décompresser un peu.

  • Des bières au café du coin vous font du bien.

  • Une Red bull, une ligne de coke, des amphétamines vous aident à tenir la journée.

  • Malgré les produits, la fatigue est de retour.

  • Vous vous sentez usé(e), épuisé(e), vieux/vieille.

  • Vous vous sentez en échec, impuissant(e) à assumer votre travail.

  • Vous n'arrivez plus à faire face à ce qu'on vous demande au travail.


La désillusion

  • Vous vous sentez submergé(e).

  • Vous ne comprenez plus ce qu'on vous demande de faire au travail.

  • Vous ne vous reconnaissez plus dans cette nouvelle façon de travailler qui pour vous n'a pas de sens .

  • Vous ne ressentez plus rien.

  • Vous allez travailler parce qu'il le faut.

  • Votre travail ne vous apporte plus aucun plaisir.

  • Vous trouvez que les gens autour de vous se lamentent.


L'effondrement

  • Ce matin, vous n'arrivez pas à poser le pied par terre.

  • Sur le trajet vers le travail, la panique vous serre comme un étau, vous êtes en sueur, votre cœur bat la chamade.

  • Vous vous dites, "si je me jette sous les rails ou sur la voie, tout va s'arrêter, je vais pouvoir me reposer."

  • Vous éclatez en sanglot pendant la réunion devant votre équipe.

  • Vous vous évanouissez au travail.

  • Vous renversez votre ordinateur, votre bureau, pris d'une rage intense.

  • Votre supérieur parle mais vous ne l'écoutez plus...


Les solutions pour gérer le burn out

  • Faire un check up avec son médecin et identifier les signaux d'alarme.

  • S'arrêter complètement de travailler jusqu'à avoir rechargé complétement son stock d'énergie.

  • Accueillir son burn out et accepter sa fragilité : faire un travail d'auto-observation (symptômes, pensées, émotions, comportements...).

  • Se faire aider et comprendre les origines de son burn out.

  • Remercier ce burn out pour être l'opportunité du changement.

  • Identifier ses limites, ses forces : mieux se connaitre pour reprendre confiance en soi.

  • Travailler sur les distorsions cognitives (TCC).

  • Faire des exercices de respiration, sophrologie.

  • Trouver des activités pour explorer son environnement avec tous ses sens (marche), ou le faire avec l'aide de l'hypnose.

  • Se faire plaisir, se faire du bien : bains, massages, manger de bonnes choses, développer les activités artistiques.

  • Prendre soin de son énergie (privilégier magnésium, vitamines C et D, oméga 3, mélatonine, phytothérapie et aromathérapie...), siestes, acupuncture, luminothérapie, boire de l'eau pour évacuer les toxines.

  • Se poser la question de ce que je peux mettre en place?

  • Apprendre à mieux gérer son temps pour ne plus subir.

  • Apprendre à dire non et s'affirmer.

  • Travailler sur la prise de décision.

  • Redonner du sens à sa vie : travailler son Ikigai pour identifier le futur projet professionnel.

  • Travailler sur la gestion de ses émotions : EFT, Mosaic, hypnose.

  • Participer à des groupes de parole.

  • Recommencer à temps partiel le travail et faire du coaching pour prévenir les rechutes.

  • Se remettre au centre de sa vie et positiver !


Si vous vous reconnaissez dans cet article et que vous voulez travailler sur ces difficultés, vous pouvez me contacter au 06 88 39 20 17.


A lire :

P. Mesters : Vaincre l'épuisement professionnel, 2007

C. Maslach, MP. Leiler : Burn out, le syndrome d'épuisement professionnel, 2011

C.Stock : Le burn out : le détecter et s'en protéger, 2014













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